Le kit du supporter

Pour encourager, patienter et dépanner sur stade, route, trail

Encourager un proche sur une course, ça peut se résumer à arriver cinq minutes avant son passage et à hurler son prénom. Mais avec un peu de préparation, le supporter peut aussi devenir le visage qu’on cherche au bord de la route quand les jambes commencent à tirer, l’assistant qui attend au bon ravitaillement sur un trail ou la personne qu’on entend distinctement à 200m de l’arrivée sur une piste.

Et quitte à passer plusieurs heures sur place, autant mettre un peu d’ambiance ! Pancartes, cloches, pouet-pouet, maquillage, paillettes et même tête géante de l’athlète imprimée sur carton : le kit parfait pour un marathon, un ultra ou une compétition d’athlétisme.

Supporter une course sur route : préparer ses points de passage

Sur un 5 ou un 10km, un emplacement bien choisi peut suffire. Sur un semi ou un marathon, il vous faudra davantage d’organisation si vous voulez voir passer votre athlète favori plusieurs fois.

Commencez par récupérer le tracé précis de la course et les horaires de passage prévisionnels. Avec l’allure visée, vous pouvez estimer à quelle heure rejoindre plusieurs points du parcours et vérifier comment passer de l’un à l’autre. Si le coureur utilise Garmin LiveTrack et emporte son téléphone, partagez le lien avant le départ : vous pourrez suivre sa position pendant la course et anticiper plus précisément son arrivée à vos différents points d’encouragement. Les applications de suivi proposées par certaines organisations peuvent également compléter ces estimations. Métro, tram, vélo ou marche : le meilleur moyen de déplacement dépend ensuite de la ville et des routes fermées le jour de la course.

À vélo : souvent le meilleur moyen de suivre une course

Sur un marathon ou un semi, le vélo est l’un des moyens les plus efficaces pour multiplier les points d’encouragement. Plus mobile qu’une voiture au milieu des routes fermées et suffisamment rapide pour prendre de l’avance sur le coureur, il permet souvent de couper par des rues parallèles et de rejoindre un nouveau point de passage quelques kilomètres plus loin. Repérez simplement vos itinéraires en amont pour ne pas vous retrouver bloqué par le parcours.

Le système fonctionne moins bien sur les courses très linéaires. Sur le Marathon de la Loire ou le Semi du Lion, par exemple, le tracé oblige les accompagnants à effectuer de gros détours : impossible d’emprunter la route réservée aux coureurs, et les itinéraires parallèles peuvent finalement faire perdre une bonne partie de l’avance gagnée à vélo.

Attention également à ne pas confondre suivre la course et suivre un athlète. Sauf lorsque le règlement prévoit explicitement un accompagnement à vélo — ce qui reste rare, mais existe sur certaines épreuves de 100km sur route — il ne faut pas rouler aux côtés d’un coureur. L’accompagnement peut être considéré comme une assistance ou du pacing, donc comme une aide extérieure susceptible d’entraîner une sanction, en plus de gêner les autres participants. Le vélo sert à passer d’un point d’encouragement au suivant, pas à escorter son athlète sur le parcours.

Choisir des points stratégiques

L’arche d’arrivée, les fan-zones et les passages emblématiques attirent naturellement le public. Mais ce ne sont pas forcément les endroits où votre présence sera la plus utile ! Vous profiterez de l’ambiance, mais vous ne serez peut-être même pas remarqués par le coureur ou la coureuse que vous êtres venus encourager. En revanche, vous l’aurez laissé·e seul·e sur des portions plus difficiles !

Sur marathon par exemple, repérez une longue portion peu animée, une côte casse-jambes ou un secteur situé dans le dernier tiers de course. Entre le 30ᵉ et le 40ᵉ kilomètre, entendre son prénom au milieu d’une portion silencieuse peut avoir autrement plus d’impact que de distinguer vaguement sa famille parmi plusieurs milliers de personnes à 200m de l’arrivée.

Pour une course comportant plusieurs boucles ou un aller-retour, Repérez également les endroits où vous pourrez voir passer votre athlète plusieurs fois sans avoir à courir vous-même un semi-marathon dans la ville !

Le kit pour se faire remarquer sur un marathon ou un 10km

La pancarte reste un classique, mais elle fonctionne beaucoup mieux si elle est lisible en une fraction de seconde. Un prénom écrit gros, une private joke ou quatre mots bien choisis auront davantage de chances d’être repérés qu’un paragraphe entier. Visez grand ! De plus en plus d’organisations mettent à disposition des supporters des pancartes à personnaliser, sur lesquelles ajouter le nom de l’athlète ou un message. Elles sont à récupérer le jour du retrait des dossards ou sur le salon du running qui accompagne la course.

On peut ensuite monter franchement d’un cran. La tête géante imprimée sur carton, à partir d’une photo du coureur, a deux qualités essentielles : elle est visible de loin et elle est suffisamment absurde pour provoquer un sourire même en plein effort. Certains imprimeurs réalisent ces big heads sur carton ou support rigide ; une photo détourée et agrandie peut aussi faire l’affaire. Il existe aussi des silhouettes entières grandeur nature !

Vous pouvez ajouter : cloche, pouet-pouet, trompe manuelle, pompons, drapeau, banderole, lunettes improbables, perruque, tee-shirt aux couleurs du club, maquillage ou paillettes cosmétiques. Pour les paillettes, oubliez évidemment celles que l’on jette dans la nature : le supporter peut briller sans semer du plastique sur le parcours. Le plus pratique à appliquer, c’est le stick !

Les cornes de brume peuvent être redoutablement efficaces, mais aussi redoutablement pénibles ! Vérifiez qu’elles sont acceptées sur l’événement et évitez de les utiliser près d’un départ, des officiels ou à quelques centimètres des oreilles des autres spectateurs.

Ravitailler son athlète : attention au règlement

C’est le point à connaître avant de tendre spontanément une gourde ou un gel.

Sur les courses sur route qui relèvent de la réglementation FFA, les ravitaillements personnels obéissent à des règles précises. Sur certaines distances et certains niveaux de compétition, un athlète qui récupère une boisson ou un ravitaillement auprès d’un tiers en dehors des postes officiels peut être averti, puis disqualifié en cas de nouvelle infraction. Les règlements particuliers peuvent être encore plus restrictifs.

Autrement dit : ne transformez pas un geste sympa en problème pour le coureur ! Avant la course, vérifiez ensemble ce qui est autorisé : ravitaillements personnels, zones prévues à cet effet et éventuelle assistance extérieure. Sur certaines compétitions, le meilleur service à rendre est de ne rien donner.

En trail : le supporter devient aussi assistant

Sur un trail long, le problème n’est plus tellement de savoir quelle pancarte brandir au bord du 17ᵉ kilomètre. Vous pouvez attendre plusieurs heures entre deux passages, parfois loin du départ, et l’athlète peut arriver avec des besoins beaucoup plus concrets.

Le sac du supporter peut aussi contenir ce que le coureur a prévu pour son assistance : alimentation, boissons, vêtements secs, chaussettes, couche chaude, casquette, lunettes, crème solaire ou matériel de remplacement autorisé. Le téléphone et la batterie externe sont particulièrement utiles pour suivre les temps de passage et anticiper une arrivée au point d’assistance.

Mais le règlement de la course passe avant la bonne volonté du supporter. Les zones dans lesquelles une assistance personnelle est autorisée varient fortement d’une épreuve à l’autre. Sur l’Ultra Trail d’Oléron, par exemple, l’assistance n’était autorisée qu’aux ravitaillements situés aux 50e et 77e kilomètres : impossible donc de retrouver son coureur ailleurs sur le parcours pour lui remettre nourriture, boisson ou matériel. Avant de préparer le sac d’assistance et les déplacements de la journée, vérifiez précisément les zones prévues par l’organisation et ce qu’il est permis d’y apporter.

Il faut préparer la journée à deux pour anticiper où se retrouver, ce qui doit être disponible, ce que l’organisation autorise et combien de temps le supporter aura pour rejoindre le point suivant.

Et là encore, l’encouragement compte. Sur un ultra, quelques mots au ravitaillement peuvent faire du bien, mais le supporter efficace sait aussi laisser repartir son athlète plutôt que transformer chaque assistance en pause de vingt minutes !

Le banger pour le confort du supporter

Une vraie chaise… qui tient dans votre sac !

Quand l’attente s’éternise au bord d’un parcours, une chaise pliable ultra-compacte change littéralement la journée. Ce type de modèle se démonte entièrement et se range dans une housse de 37 cm de long : facile à glisser dans un sac à dos ou à transporter à la main, sans renoncer à une vraie assise avec dossier une fois montée.

Elle trouve sa place dans un stade, lorsque vous n’avez pas de siège en tribune ou que vous voulez suivre un concours installé à l’autre bout de l’enceinte. Sur un trail long ou un ultra, elle peut intégrer le matériel d’assistance : au ravitaillement, l’athlète dispose d’une assise pour manger, se changer, refaire ses lacets, s’occuper de ses pieds ou simplement souffler quelques minutes avant de repartir.

Pour un supporter qui bouge beaucoup au fil de la journée, c’est nettement plus pratique qu’une chaise de camping classique, beaucoup plus encombrante une fois repliée.

Voir les chaises pliables compactes

Sur piste : vous pouvez sortir l’artillerie lourde

Changement complet de configuration. Dans un stade, vous n’avez normalement pas besoin de transporter votre matériel d’un kilomètre à l’autre. Vous posez vos affaires et vous pouvez donc prévoir plus gros, plus voyant et plus bruyant.

On retrouve la tête géante en carton, à laquelle vous pouvez ajouter une vraie banderole, de grandes pancartes, des drapeaux et des pompons de cheerleaders qui permettent à l’athlète de repérer immédiatement son groupe dans les tribunes.

Côté bruit, les cloches fonctionnent très bien… avec une réserve importante : éloignez-vous de la zone d’arrivée pour les utiliser pendant les courses de demi-fond et de fond. La cloche officielle sert traditionnellement à annoncer le dernier tour aux athlètes sur les épreuves concernées. Une deuxième cloche qui sonne juste à côté peut simplement créer de la confusion.

Même prudence avec les cornes de brume et autres instruments très puissants : l’objectif est d’encourager, pas de couvrir les consignes du starter ou des officiels !

Parmi les accessoires tendance des supporters, on retrouve les tap-tap ou clac-clac, ces bâtons gonflables réutilisables à taper l’un contre l’autre. L’avantage ? L’un des accessoires les plus compacts pour arriver et repartir léger de l’événement !

Où se placer dans un stade ?

On pense souvent à se placer près de l’arrivée. Pourtant, d’autres zones du stade peuvent être bien plus utiles pour encourager.

Sur un 100m ou un 200m, vous pouvez vous placer à mi-parcours, au départ ou à l’arrivée. Sur un 800m, un 1500m, un 3000m, un 5000m, un 10000m ou une épreuve de marche, l’athlète va passer plusieurs fois devant vous. Le passage autour de la ligne des 200m est particulièrement intéressant. Sur le dernier tour, l’arrivée est encore suffisamment loin pour que l’effort paraisse interminable, alors qu’il faut déjà commencer à s’engager dans la fin de course. Et pendant les tours précédents, ce secteur est souvent beaucoup moins animé que la tribune principale. Un prénom crié clairement à cet endroit sera beaucoup mieux entendu. Sur un 400 m aussi, c’est un peu la zone creuse de la course.

Compétition sur piste : pensez aussi aux concours

Les concours de hauteur, de perche, de longueur, de triple saut ou de lancer peuvent durer longtemps, et les athlètes passent une grande partie de l’épreuve à attendre leur prochain essai. N’hésitez pas à vous faire voir et entendre !

Regardez où se trouve le concours avant de choisir votre place. Selon l’implantation du stade, votre groupe peut être installé à cinquante mètres de l’athlète alors qu’une autre tribune permettrait de l’encourager directement.

Spécial Interclubs : supporter toute une équipe

Aux Interclubs, le concept change encore. On ne vient plus seulement voir une course : on accompagne une équipe pendant toute une journée, avec des épreuves qui s’enchaînent sur la piste et dans les concours. Certainement l’un des moments les plus attendus du calendrier athlé !

C’est le meilleur contexte pour assumer le kit complet : banderole du club, drapeaux, paillettes, pompons, pancartes, pouet-pouet, chapeaux, perruques et têtes géantes en carton. On peut préparer plusieurs pancartes avec les prénoms des athlètes, voire une pancarte recto-verso que l’on adapte au fil des épreuves.

Pour vous maquiller aux couleurs de l’équipe, vous pouvez utiliser les sticks bicolores ou tricolores prévus pour représenter les différents drapeaux. On retrouve souvent les mêmes associations de couleurs sur les maillots d’athlé.

Et surtout, ne gardez pas toute votre énergie pour le relais final. La personne alignée sur une épreuve qui n’est pas sa spécialité, l’athlète isolé sur un concours à l’autre bout du stade ou celle qui entame son dernier kilomètre de marche ont parfois davantage besoin d’entendre l’équipe que le sprinteur lancé dans une ligne droite déjà survoltée.

Les Interclubs sont aussi l’occasion de répartir le groupe autour du stade. Quelques personnes au 200m, d’autres près du départ du 800, un petit groupe face aux concours : l’ambiance suit alors réellement les athlètes plutôt que de rester concentrée dans vingt mètres de tribune.

Idéalement, préparez un tableau à disposition de tous qui récapitule les horaires des différents épreuves et les athlètes à encourager !

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