Cross « Sud-Ouest » à Gujan-Mestras
Histoire, parcours et édition 2026
Chaque automne, des milliers de coureurs se retrouvent à Gujan-Mestras pour le Cross Sud Ouest. Des courses scolaires aux épreuves des As, ce rendez-vous historique du cross-country français réunit toutes les générations sur le site de Chante-Cigale. Entre enfants des écoles et athlètes élites, plusieurs milliers de participants se succèdent pendant trois jours sur les boucles du complexe sportif de Gujan-Mestras. Depuis sa première édition en 1974, le Cross Sud Ouest est devenu le plus grand cross de France et a vu passer plus de 500 000 coureurs en un demi-siècle !
Le cinquantenaire célébré en 2024 a marqué une nouvelle étape pour le cross Sud-Ouest, sans figer pour autant son programme. Pour sa 52ᵉ édition, organisée du 27 au 29 novembre 2026, le Cross Sud Ouest mêlera encore cross-country, sport scolaire et universitaire, trails, course nature, sport adapté et disciplines plus récentes. Dans cet article, on revient sur l’histoire du rendez-vous, les particularités du parcours de Chante-Cigale et ce qui attend les participants en 2026. Vous trouverez aussi les informations pratiques pour rejoindre Gujan-Mestras, choisir où dormir et préparer votre course !
Cross « Sud-Ouest » 2026 : dates, programme et inscriptions
Le Cross « Sud Ouest » revient à Gujan-Mestras du vendredi 27 au dimanche 29 novembre 2026. Pendant trois jours, le complexe sportif de Chante-Cigale accueillera aussi bien les spécialistes du cross-country que les scolaires, les étudiants, les traileurs et les participants, locaux ou touristes, venus tester des formats plus atypiques. L’organisation annonce cette année encore un programme particulièrement large, avec un accent renforcé sur le sport adapté et l’arrivée du run archery parmi les disciplines proposées.
Cette édition se déroulera toujours autour du même site, sous les pins de Chante-Cigale. Les courses de cross du dimanche restent le cœur historique du rendez-vous, mais le week-end s’est progressivement enrichi d’autres épreuves. En 2026, on pourra ainsi passer du trail au canicross et du run and bike au cross FFA, sans oublier la course nature Entre Terre et Mer.
Quelles courses au programme en 2026 ?
Le vendredi 27 novembre ouvre le week-end avec les scolaires et les universitaires. Les départs commencent à 12h20. Benjamins, minimes, cadets, juniors UNSS et étudiants FFSU se succèdent sur des distances comprises entre 2,3 et 5,2 km. Cette première journée donne le ton d’un week-end très dense, avec des courses et des publics qui se succèdent sans interruption ou presque.
Des formats plus variés sont organisés le samedi. Dès 8h45, le Trail Out propose trois parcours de 5, 10 ou 15 km. Suivent ensuite les courses d’orientation et de durée USEP. À 12h05, la course nature Entre Terre et Mer part pour 22 km, à courir en solo, en duo ou en trio. La journée comprend également un run and bike de 12,3 km et un canicross de 6 km.
Le programme 2026 fait également place au sport adapté. L’organisation annonce trois épreuves dédiées, dont un cross créé avec Sud Ouest Solidarité et Génération Inclusion, parrainé par Philippe Croizon. Deux autres formats figurent au programme : l’Esprit Bruno découverte sur 1 000 m à 11h20, et l’Esprit Bruno confirmé sur 3,2 km à 11h35, organisés par le comité d’organisation du cross en partenariat avec le comité de Gironde de Sport Adapté, la ligue d’Aquitaine du Sport Adapté et le collège Chante-Cigale.
Autre nouveauté mise en avant cette année : le run archery, qui associe course à pied et tir à l’arc. Plusieurs formats sont répartis sur le samedi et le dimanche, avec notamment un sprint avec finale, une formule destinée aux 8-14 ans, une épreuve découverte pour les débutants, puis un relais à deux le dimanche matin.
Le dimanche 29 novembre revient largement au cross-country. Les Masters ouvrent la journée à 9h15 sur 3,7 km. Suivent ensuite le cross court, les U20, U18, U16, U14, U12 et les catégories éveil athlétique. Les courses élites sont programmées dans l’après-midi : 6,2 km pour les femmes à 13h35, puis 7,9 km pour les hommes à 14h45. Le programme est ponctué de quelques courses grand public comme le Family Run et la Balade des Pitchouns.
En 2026, le programme ne sera plus distribué en version papier. L’organisation prévoit une consultation numérique via son site et des QR codes installés sur le complexe sportif. Les résultats doivent eux aussi être accessibles directement par QR code.
Comment s’inscrire au Cross « Sud-Ouest » ?
Les inscriptions 2026 sont ouvertes. Toutes les épreuves accessibles au grand public sont regroupées sur le site du cross et sur la page ProTiming du Cross « Sud Ouest ». Chaque course dispose de son propre lien d’inscription ; pour certains formats particuliers, comme le run archery, ProTiming redirige vers la plateforme dédiée de l’organisateur.
Les clubs, associations et entreprises disposent également d’un accès groupe pour inscrire plusieurs participants. Les courses scolaires et universitaires du vendredi suivent un circuit spécifique : la page ProTiming renvoie vers l’espace d’inscription prévu par l’organisation.
Les justificatifs demandés varient selon la course. Sur plusieurs épreuves adultes, le formulaire prévoit la saisie d’un numéro PPS, avec la possibilité de le créer puis de le renseigner ultérieurement dans son dossier. Pour certaines catégories jeunes, le formulaire demande le dépôt d’un document médical. Il faut donc vérifier les conditions affichées pour l’épreuve choisie au moment de l’inscription.
Pour les coureurs licenciés FFA, certains formulaires prévoient également une réduction après vérification de la licence. Une fois l’inscription terminée, ProTiming donne accès au dossier du participant et confirme immédiatement le dossard.
Le Cross « Sud-Ouest » : plus de 50 ans d’histoire
En 2026, le Cross « Sud Ouest » entre dans sa sixième décennie. Derrière les dizaines de courses programmées aujourd’hui à Chante-Cigale, l’événement conserve des éléments présents dès ses débuts : un ancrage très fort à Gujan-Mestras, une organisation portée par l’UAGM Athlétisme et un lien étroit avec le journal Sud Ouest, qui lui a donné son nom. Son histoire raconte aussi l’évolution du cross-country en France, des grandes courses internationales des As aux formats aujourd’hui ouverts à des publics beaucoup plus variés.
Pour retracer cette histoire, nous nous appuyons notamment sur le supplément publié par le journal Sud Ouest le 19 novembre 2024 à l’occasion des 50 ans du Cross, sur les archives et programmes de l’événement, ainsi que sur le témoignage de Jean-Jacques Germaneau, prédident de l’UAGM athlétisme depuis 2002, élu municipal à Gujan-Mestras et vice-président de la COBAS chargé du sport et de la vie associative. Les chiffres donnent une première idée du chemin parcouru : le supplément estimait alors à plus de 500 000 le nombre de coureurs passés sous les pins de Chante-Cigale depuis 1974, avec environ 20 000 bénévoles mobilisés au fil des éditions.
Aux origines du Cross « Sud-Ouest »
L’histoire commence avant même 1974. Jean-Claude Boutain, professeur d’éducation physique et responsable de la section athlétisme de l’UA Gujan-Mestras, organisait déjà des compétitions locales dans les années 1960. L’ouverture du complexe de Chante-Cigale va ensuite offrir un terrain autrement plus ambitieux. Le site permet d’imaginer un parcours de cross autour de la piste, entre les pins déjà présents à Chante-Cigale, préservés lors des travaux. Ces arbres deviendront au fil des éditions l’un des marqueurs du parcours.
L’idée d’un grand rendez-vous populaire prend forme au début des années 1970. Les organisateurs regardent notamment du côté du Cross du Figaro, alors l’une des références françaises. Pour donner de l’ampleur au projet, il faut aussi un relais médiatique. Le supplément anniversaire de Sud Ouest raconte comment Jean-Claude Boutain se rapproche alors du journal, jusqu’à l’association avec le groupe de presse. Le programme officiel publié pour la 40ᵉ édition présente ainsi trois acteurs fondateurs : le maire de Gujan-Mestras Michel Bézian, le président du groupe Sud Ouest Jean-François Lemoîne et le président de l’UAGM Athlétisme.
Le premier Cross « Sud Ouest » est organisé en 1974. Les ambitions initiales sont vite dépassées. Dans le supplément de 2024, Michel Fradet, journaliste de Sud Ouest qui a longtemps suivi l’épreuve, se souvient que les organisateurs auraient déjà été satisfaits d’accueillir un millier de coureurs. 3 397 participants seront finalement classés !
Le succès de l’événement ne repose pas seulement sur la compétition. Dès les premières années, clubs, bénévoles, habitants et acteurs locaux sont associés à son déroulement. L’ostréiculture gujanaise occupe notamment une place importante dans cette construction, autour de l’UAGM Athlétisme, de la Ville de Gujan-Mestras et de Sud Ouest, les trois piliers historiques de l’organisation.
Cette implantation locale a aussi contribué à la longévité du Cross « Sud Ouest », à une époque où nombre de grands cross populaires ont disparu. Jean-Jacques Germaneau se souvient d’ailleurs d’un article de Sud Ouest qui présentait Gujan-Mestras comme l’un des « derniers dinosaures » du cross-country français. Une formule qui fait écho à celle qu’il avait lui-même employée dans un éditorial :
« Je me rappelle avoir écrit qu’on était entrés en résistance. (…) Il y avait le Cross du Figaro, le Cross de la RATP… Aujourd’hui, il reste deux grands cross : Ouest-France, au Mans, et Sud-Ouest, à Gujan-Mestras. »
Des générations d’athlètes sur la ligne de départ
Dès ses premières décennies, le Cross « Sud Ouest » associe participation populaire et présence d’athlètes de haut niveau. Les courses des As attirent à Gujan-Mestras de grands noms et contribuent fortement à la notoriété de l’événement, dans un contexte où les grands cross occupent une place majeure dans le calendrier hivernal.
Le supplément « Sud Ouest » du cinquantenaire revient ainsi sur le passage de champions comme Alain Mimoun, Carlos Lopes, Annette Sergent, Francis Gonzalez ou Thierry Watrice. Les courses des As attiraient de véritables plateaux internationaux. Le champion olympique du marathon Carlos Lopes fait aussi partie des grandes figures passées par Chante-Cigale.
Dans les années 1990, l’événement atteint des dimensions impressionnantes. En décembre 1993, Le Monde faisait état de plus de 18 000 engagés répartis sur 37 épreuves lors de la 20ᵉ édition, décrivant un cross capable d’associer course internationale, sport scolaire et participation massive des clubs.
Cette capacité à réunir différents niveaux de pratique est restée l’une des constantes du rendez-vous, même si les formats ont changé. En 2023, Sud Ouest Publicité annonçait encore 12 000 coureurs et 40 courses sur le week-end.
L’histoire du Cross « Sud Ouest » ne se résume donc pas à son palmarès. Des centaines de clubs y ont amené plusieurs générations d’athlètes, parfois avec des délégations particulièrement importantes. Dans le supplément anniversaire, Michel Fradet se souvient ainsi d’un système de récompense des clubs en fonction du nombre de participants. Au fil des années, les enfants, les jeunes licenciés, les seniors, les masters et les coureurs de haut niveau se sont retrouvés sur les mêmes terrains de Chante-Cigale, à quelques heures d’intervalle. Le programme s’est également transformé. Certaines épreuves ont disparu, d’autres sont apparues et les formats hors cross ont progressivement pris leur place dans le week-end.
Jean-Jacques Germaneau se souvient avec beaucoup d’amusement du bike and run auquel il a participé bien avant de prendre les rênes de l’organisation. Parti avec deux amis, il voit le premier casser son dérailleur, puis le second crever. Le voilà donc seul à poursuivre jusqu’à l’arrivée, dernier concurrent encore en course, alors que la nuit est tombée et que les bénévoles commencent déjà à retirer la rubalise. « Quand j’ai franchi la ligne d’arrivée, je me suis dit : “Plus jamais ça” », résume-t-il avec humour. Une expérience qui l’amènera ensuite à avancer les horaires des épreuves pour qu’elles se terminent en plein jour.
2024 : le cinquantenaire du Cross « Sud-Ouest »
Le cross Sud Ouest n’a pas connu un parcours parfaitement linéaire. Les années précédant le cinquantenaire de la course, en 2024, montrent combien l’organisation d’un tel événement reste exposée aux imprévus.
Jean-Jacques Germaneau est revenu pour nous sur les éditions les plus mouvementées, mais aussi sur celles qui ont dû être malheureusement annulées, parfois à quelques jours seulement de l’échéance :
« Au moment du mouvement des Gilets jaunes en 2018, on a vécu un épisode un peu compliqué. Quelques jours avant le cross, je suis allé à la préfecture pour faire valider toute la sécurité. Le sous-préfet m’a expliqué qu’une grosse manifestation était annoncée autour du site et qu’ils ne pourraient pas mobiliser les forces de l’ordre nécessaires. Il m’a dit : “Malheureusement, je suis obligé d’annuler votre cross.” C’était le mercredi.
L’après-midi même et le soir, avec trois ou quatre bénévoles dans mon bureau, on a passé des coups de fil pour annuler les commandes et envoyé des mails. Le lendemain matin, j’étais encore en train d’envoyer des annulations quand un livreur est arrivé et m’a dit : “Je viens avec les dossards, où est-ce que je vous les pose ? »
En 2019, autre édition marquante : le samedi après-midi, il restait quatre courses quand une tempête a commencé à se lever. La marche nordique était encore sur le parcours. J’ai pris le micro pour annuler la suite des épreuves, mais les marcheurs étaient toujours en course. La grande arche d’arrivée Sud Ouest s’est cassée et est partie au sol. Je voyais les marcheurs arriver avec leurs bâtons. Avec quelques bénévoles, on a vite soulevé l’arche pour qu’ils puissent passer. Heureusement, le lendemain, ça s’était calmé et on a eu une belle journée. Mais j’ai quand même reçu plusieurs appels de clubs qui avaient vu les images impressionnantes et se demandaient si le cross du dimanche aurait bien lieu.
Il y a eu le Covid aussi, avec deux éditions impactées. La première année, on a complètement annulé. La deuxième, on le savait suffisamment tôt, donc on n’avait rien commandé et on n’a pas perdu d’argent. On a essayé de faire un cross connecté, pour que l’événement existe malgré tout. Ça n’a pas été extraordinaire, mais ça avait le mérite d’exister. »
Dans ce contexte, l’édition anniversaire des 23 et 24 novembre 2024 a pris une dimension particulière. Elle célèbrait à la fois un anniversaire et la continuité retrouvée du rendez-vous. La Fédération Française d’Athlétisme classe alors la compétition au niveau national. Pour cette 50ᵉ édition, le Cross « Sud Ouest » accueillait Frédéric Villeroux, champion paralympique de cécifoot à Paris 2024, comme parrain de l’événement.
Jean-Jacques Germaneau, président de l’UAGM Athlétisme, revient sur cette édition marquante et sur ce que l’événement en a gardé de pérenne :
« Pour la 50ᵉ, j’ai voulu mettre en valeur les bénévoles. C’était le cross des bénévoles. C’est pour ça que la dernière course, ou plutôt la dernière épreuve — et on peut le lire dans tous les sens — est devenue la Balade des bénévoles. Elle existe toujours aujourd’hui.
Comme c’est la dernière épreuve du week-end, les bénévoles n’ont plus besoin d’être sur le parcours, à la restauration ou au retrait des dossards. Ils sont 420 au total sur le cross, même s’ils ne sont évidemment pas tous présents au départ de la balade.
Ils se retrouvent au départ, puis marchent tranquillement jusqu’à l’arrivée. Moi, je les attends pour les remercier et leur taper dans la main. L’un de nos partenaires, Century 21, leur remet à chacun une médaille : celle du 50ᵉ anniversaire la première fois, puis du 51ᵉ l’an dernier, et cette année ce sera le 52ᵉ.«
Chante-Cigale : un terrain de cross-country à découvrir
Le Cross « Sud Ouest » se court depuis ses débuts au complexe sportif de Chante-Cigale, à Gujan-Mestras. Le terrain a beaucoup compté dans l’identité de l’épreuve : pour un cross, pas de longue échappée en pleine nature comme sur un trail. Le parcours reste concentré autour du stade, avec différentes boucles tracées entre les pins et combinées selon les catégories et les distances. Le site a cependant plus de charme que la plupart des cross grâce au cadre arboré et joliment paysagé du complexe Chante-Cigale.
Les plans des éditions précédentes comme ceux de 2026 montrent une organisation en boucles emboîtées. Une mini-boucle, une petite, une moyenne et une grande permettent de construire des parcours différents sans éloigner les coureurs du cœur du site. La grande boucle peut atteindre 2800m en intégrant la grande butte, la petite butte et plusieurs obstacles.
Chante-Cigale n’est pas un terrain de cross très vallonné au sens classique du terme. Le parcours a plutôt la réputation d’être roulant, mais rythmé par les relances, les buttes et les obstacles. Il comprend la mythique butte d’environ 250 m, mais aussi des troncs d’arbre et des virages qui imposent de fréquents changements de rythme. La difficulté varie évidemment avec la météo : sur ce type de terrain, quelques jours de pluie peuvent changer l’adhérence et rendre les mêmes passages beaucoup plus exigeants.
La fameuse grande butte fait partie de l’histoire du cross de Gujan. Le supplément anniversaire publié par le journal Sud Ouest en novembre 2024 revient sur son aménagement et sur la manière dont le site a progressivement été façonné pour les besoins de l’épreuve. Avec les pins, les obstacles et les boucles qui ramènent régulièrement les athlètes vers le stade, elle est devenue l’un des repères familiers du parcours. Elle est aussi utile au quotidien des athlètes de l’UAGM, qui peuvent y réaliser de belles séances de côtes !
La configuration du site pendant le cross présente aussi un intérêt pour les spectateurs. Les différentes boucles repassent à proximité du centre du complexe et les courses s’enchaînent toute la journée. On peut ainsi suivre facilement plusieurs passages d’une même épreuve !
Quelles pointes pour courir un cross ?
Le parcours de Chante-Cigale demande un compromis entre vitesse et accroche : les portions roulantes favorisent les modèles dynamiques, tandis que la butte, les obstacles et les zones plus meubles sollicitent davantage la stabilité et la traction. La taille des pointes à visser sous la semelle dépendra surtout de la météo ! Sur un cross sec et ferme, 9 mm suffisent généralement. Lorsque le terrain devient plus souple ou légèrement boueux, on passe plutôt à 12 mm. Sur un sol très gras, des pointes de 15 mm peuvent apporter davantage d’accroche. L’idéal est donc d’arriver à Gujan-Mestras avec plusieurs jeux de pointes et de choisir en fonction de l’état réel du parcours.
La Nike ZoomX Dragonfly XC figure parmi les modèles les plus dynamiques. Elle associe la mousse ZoomX à une plaque Pebax sur toute la longueur, avec une base élargie pour gagner en stabilité sur terrain irrégulier. Chez i-Run, elle est annoncée à 165 g en taille 42 pour homme et 151 g en taille 40 pour femme. C’est le type de chussure qui conviendra particulièrement aux athlètes qui cherchent à conserver beaucoup de vitesse sur les portions roulantes et dans les relances. Elle dispose de six emplacements pour pointes ; Nike fournit des pointes de 9 mm et ses pointes Claw de 13 mm pour les conditions plus boueuses. Son profil convient particulièrement bien à un cross roulant comme Chante-Cigale, où la capacité à relancer vite peut compter autant que l’accroche.
L’adidas Adizero XCS adopte une conception plus classique et polyvalente. Sa semelle intermédiaire en EVA est associée à cinq pointes amovibles et à des crampons en caoutchouc. L’accroche ne repose donc pas uniquement sur les pointes métalliques, ce qui peut être intéressant lorsque le terrain alterne zones meubles et passages plus fermes. L’Adizero XCS constitue une option accessible pour s’équiper spécifiquement pour le cross.
Pour aller davantage vers la performance, l’adidas Adizero Avanti XC monte d’un cran avec la mousse Lightstrike Pro, une plaque de propulsion sur toute la longueur et six pointes. Elle vise davantage le rendement et le retour d’énergie que la XCS. Le modèle trouvera particulièrement sa place chez les coureurs et coureuses qui aiment conserver des sensations proches de la piste tout en bénéficiant d’une semelle conçue pour le cross-country.
La New Balance FuelCell XC7 V5 propose encore un autre compromis. Sa mousse FuelCell apporte davantage de rebond et d’amorti qu’une pointe de cross minimaliste, tandis que six pointes amovibles assurent la traction à l’avant-pied. Le modèle est annoncé à 173 g en taille 42. Il peut convenir à ceux qui souhaitent conserver un peu de confort sous le pied sans renoncer à une vraie chaussure de compétition pour les terrains gras.
Enfin, l’Asics Resurgence XC repose sur une plaque avant équipée de cinq pointes, complétée par une semelle extérieure conçue pour conserver de l’adhérence sur différents terrains. Sa mousse FlyteFoam apporte de l’amorti et du retour d’énergie, avec un talon renforcé qui donne davantage de maintien à l’arrière du pied. Avec seulement 156 g constatés en taille 42, elle reste très légère tout en offrant un comportement moins rigide et plus naturel que certains modèles à plaque intégrale.
Dans les coulisses du Cross « Sud-Ouest »
Pendant trois jours, les départs s’enchaînent à Chante-Cigale, mais la préparation du Cross « Sud Ouest » commence très longtemps avant l’arrivée des premiers coureurs (presqu’un an !). L’UAGM Athlétisme reste au cœur de l’organisation, avec la Ville de Gujan-Mestras, le journal Sud Ouest, les bénévoles et de nombreux partenaires. Installation des parcours, balisage, sécurité, retrait des dossards, accueil des clubs, ravitaillements ou encore coordination des différentes épreuves : le programme actuel multiplie les besoins logistiques.
Jean-Jacques Germaneau préside l’UAGM Athlétisme depuis 2002 et occupe une place centrale dans cette organisation. Son implication dans le sport local dépasse d’ailleurs le cadre du club : élu à Gujan-Mestras, il est également vice-président de la COBAS chargé du sport et de la vie associative.
Il tient toutefois à distinguer clairement ses deux fonctions. Pour le Cross « Sud Ouest », il intervient uniquement en qualité de président de l’UAGM Athlétisme. Son mandat d’élu et sa connaissance du territoire peuvent faciliter certains contacts, mais il ne les met pas en avant lorsqu’il démarche au nom de l’événement. Une grande partie de son travail consiste justement à rechercher et fidéliser les partenaires du cross. Prospection, déplacements sur le bassin ou à Bordeaux, rendez-vous, négociations et conventions occupent une part importante de l’année. De nouveaux soutiens rejoignent régulièrement l’événement, tandis que certains partenariats s’inscrivent dans la durée, parfois depuis plusieurs décennies.
Parmi eux, le Syndicat ostréicole de Gujan-Mestras accompagne le Cross « Sud Ouest » depuis sa création. Chaque année, il offre les centaines de bourriches d’huîtres remises aux trois premiers de chaque course. Pour l’édition du cinquantenaire, près d’une tonne d’huîtres avait été prévue !
Le défi d’un tel événement tient aussi à la diversité du programme. En trois jours, l’organisation doit faire cohabiter les courses scolaires et universitaires du vendredi, les formats très variés du samedi et les épreuves de cross du dimanche. Les circuits, les horaires, le balisage, les zones de départ et d’arrivée ou encore la répartition des bénévoles doivent donc être adaptés à des publics et à des formats très différents.
Reste à savoir ce que représente réellement cette préparation au fil de l’année. Combien de temps faut-il pour monter une édition du Cross « Sud Ouest » ? Quand le travail commence-t-il et à quel moment devient-il le plus intense ? Jean-Jacques Germaneau nous ouvre les coulisses de cette organisation :
« Le travail recommence juste après le cross. En décembre, je fais le débriefing avec l’ensemble des bénévoles et des responsables. Ensuite, je m’accorde quinze jours ou trois semaines où je ne fais plus rien, ou presque. Et en janvier, je redémarre le cross, en commençant par les partenariats et le programme, avec mon équipe.
Hors période du cross, cela représente à peu près un à deux jours de travail par semaine. Les plus grosses semaines sont en novembre : là, je consacre environ 80 % de mon temps au cross, à raison de huit à dix heures par jour. On est vraiment sur du plein temps, et à l’approche de l’événement, c’est du sept jours sur sept.«
Si les parcours des courses du cross FFA évoluent peu au fil des éditions, chaque année nécessite cependant de travailler sur de nouveaux formats populaires, pour conserver l’attractivité de l’événement :
« Le dimanche, on est presque uniquement sur des courses fédérales, avec des distances à respecter selon les catégories. C’est surtout le samedi que les courses sont plus ludiques, plus festives.
Chaque année, je souhaite qu’il y ait au moins une nouvelle course. Il faut faire évoluer l’événement, proposer des nouveautés et aussi accueillir de nouveaux partenaires. Quand on présente le cross aux bénévoles, aux officiels et aux partenaires, il faut avoir quelque chose de nouveau à annoncer.
Certains partenaires nous demandent parfois une course. Je prends l’exemple de Sud Ouest Solidarité. Ils m’ont sollicité parce qu’ils souhaitaient soutenir l’inclusion des personnes en situation de handicap. On a donc créé une course symbolique autour de Génération Inclusion. Les participants reçoivent un dossard, prennent part à la course et l’argent est reversé à l’organisme.«
Une chose est sûre : au vu des projets et des nouveautés qui continuent de naître chaque année, le Cross « Sud Ouest » n’a pas fini de surprendre son public et ses participants !
Venir au Cross « Sud-Ouest » de Gujan en train
Gujan-Mestras se trouve directement sur la ligne TER Bordeaux–Arcachon. Depuis Bordeaux Saint-Jean, comptez environ 40 minutes sans changement. La desserte est dense, avec plusieurs trains par heure sur certaines plages horaires et près d’une trentaine de liaisons quotidiennes selon les jours. Le TER dessert au passage Talence, Pessac, Marcheprime, Biganos-Facture et Le Teich.
Pour les coureurs qui viennent de plus loin, Bordeaux Saint-Jean constitue le principal point de correspondance. La LGV place Bordeaux à un peu plus de 2h de Paris sur les trains les plus rapides. Des TGV directs arrivent également de Saint-Pierre-des-Corps, pratique depuis Tours, ainsi que de Poitiers et Angoulême. Les meilleurs temps descendent à 1h54 depuis Saint-Pierre-des-Corps, 58 minutes depuis Poitiers et 39 minutes depuis Angoulême. Certaines liaisons TGV relient aussi directement Lille ou Tourcoing à Bordeaux.
La ligne TER permet de loger dans une autre commune du bassin d’Arcachon et de rejoindre facilement Gujan-Mestras le jour de la course. Le site n’est qu’à une dizaine de minutes d’Arcachon, 6 à 7 minutes de La Teste-de-Buch et quelques minutes de La Hume. Dans l’autre direction, Le Teich et Biganos-Facture sont desservis par les mêmes TER. Vous pouvez donc choisir un hébergement dans une autre commune du Sud Bassin sans devoir reprendre la voiture pour rejoindre Gujan-Mestras.
Le maillage va d’ailleurs au-delà du bassin. La ligne 41+ Libourne–Bordeaux–Arcachon propose des TER directs entre Libourne et Gujan-Mestras, avec un trajet d’environ 1h15 à 1h20. Elle dessert notamment Vayres, Saint-Loubès, Cenon, Bordeaux, Pessac et Marcheprime avant de rejoindre le bassin.
Depuis le sud de la Nouvelle-Aquitaine, Biganos-Facture joue aussi le rôle de gare de correspondance. Des TER y arrivent notamment depuis Dax et Bayonne ; les liaisons vers Mont-de-Marsan passent également par cet axe. Il suffit ensuite de reprendre la ligne d’Arcachon pour rejoindre Gujan-Mestras en une dizaine de minutes. Ce passage par Biganos peut être plus pratique que de remonter jusqu’à Bordeaux avant de redescendre vers le bassin.
La gare de Gujan-Mestras est suffisamment proche pour rejoindre Chante-Cigale à pied : environ 2,3 km, soit une petite demi-heure de marche. Le réseau local Baïa dessert également l’arrêt Chante-Cigale depuis les gares de Gujan-Mestras et de La Hume !
Où dormir à Gujan pour participer ou assister au cross Sud Ouest ?
Partenaire du Cross Sud Ouest, le B&B HOTEL Arcachon Gujan-Mestras propose un tarif préférentiel aux participants de l’édition 2026.
Cet hôtel 3 étoiles se trouve au 1, avenue des Loisirs, près du lac de la Magdeleine et du casino de Gujan-Mestras. Le complexe sportif de Chante-Cigale, qui accueille les épreuves du Cross Sud Ouest, est à 3000m environ. L’établissement dispose de chambres doubles et familiales climatisées, d’un parking gratuit et sécurisé et d’un buffet de petit-déjeuner.
Une réduction réservée aux participants du Cross Sud Ouest
Pour les trois jours de compétition, du 27 au 29 novembre 2026, l’hôtel propose 20 % de réduction sur le prix de la chambre et 10 % sur le petit-déjeuner.
Pour bénéficier de cette offre, contactez directement l’établissement à l’adresse bb_4538@hotelbb.com en indiquant le code partenaire CROSSGUJAN2026 dans votre message.
Vous venez courir le Cross « Sud-Ouest » ? Profitez de votre déplacement pour découvrir Gujan-Mestras, ses ports ostréicoles et le bassin d’Arcachon. Retrouvez nos idées de visites et nos conseils pratiques !
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